Chirurgie colo-rectale

Cette chirurgie concerne la résection de tout ou partie du cadre colique : colon droit, colon transverse, colon gauche, colon sigmoïde et/ou rectum.
Les indications sont très codifiées :

  • Cancer du colon et du rectum.
  • Diverticulose colique symptomatique
  • Maladies inflammatoires du colon et du rectum
  • Prolapsus du rectum

La chirurgie du côlon et du rectum

Ces interventions peuvent être réalisées par cœlioscopie, une approche mini-invasive qui limite les suites opératoires.
Elles comportent schématiquement deux temps : d’abord la résection, c’est-à-dire l’ablation de la portion intestinale malade ; puis la reconstruction, qui consiste à rétablir la continuité digestive entre les deux extrémités restantes.

Cette jonction, appelée anastomose, est réalisée par une suture soigneuse, au fil ou par agrafage, unissant les deux segments précédemment sectionnés. L’étendue de la résection est déterminée au cas par cas, en fonction de la nature et de la localisation de la maladie.

chirurgie colo rectale 1

Dans certains cas la suture ou anastomose n’est pas possible et il est nécessaire de réaliser une colostomie, encore appelée anus artificiel ou même « poche ».

La colostomie est souvent transitoire mais peut être exceptionnellement définitive dans certains cas :

Sacrifice de l’anus pour des lésions cancéreuses du rectum, très basses, atteignant l’anus.

La réalisation de l’anastomose est risquée au cours de la même opération. Les conditions de cicatrisation sont jugées défavorables (occlusion, infection par abcès ou péritonite…) Il est donc établi une colostomie temporaire pour deux à trois mois.

Les risques

Ils sont peu fréquents. Les pertes sanguines sont habituellement limitées, bien qu’une anémie puisse parfois nécessiter une transfusion ou une préparation préalable par EPO et régime enrichi en fer. Le risque principal reste le défaut de cicatrisation de l’anastomose, appelé fistule, complication potentiellement sérieuse pouvant conduire à une réintervention. S’y ajoutent les complications communes à toute chirurgie abdominale : abcès de paroi, infections pulmonaires ou urinaires, complications cardiovasculaires. En post-opératoire immédiat, la résection colique peut entraîner une augmentation de la fréquence des selles et une accélération du transit, effets le plus souvent transitoires, facilement corrigés par un traitement médical adapté.

chirurgie colo rectale 2

En pratique

Une courte préparation du contenu colique peut être réalisée avant l’opération. Des antibiotiques sont administrés pendant l’intervention afin de réduire les risques infectieux, et des anticoagulants sont prescrits en prévention de la phlébite.
L’anesthésie générale peut être associée à une péridurale pour optimiser le contrôle de la douleur, dont la prise en charge est assurée tout au long du séjour par l’équipe d’anesthésie. La reprise de l’alimentation est précoce. L’hospitalisation dure en moyenne cinq à dix jours ; un séjour en maison de repos peut être conseillé selon les situations.

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