Cette chirurgie concerne la résection de tout ou partie du cadre colique : colon droit, colon transverse, colon gauche, colon sigmoïde et/ou rectum.
Les indications sont très codifiées :
- Cancer du colon et du rectum.
- Diverticulose colique symptomatique
- Maladies inflammatoires du colon et du rectum
- Prolapsus du rectum

Dans certains cas la suture ou anastomose n’est pas possible et il est nécessaire de réaliser une colostomie, encore appelée anus artificiel ou même « poche ».
La colostomie est souvent transitoire mais peut être exceptionnellement définitive dans certains cas :
Sacrifice de l’anus pour des lésions cancéreuses du rectum, très basses, atteignant l’anus.
La réalisation de l’anastomose est risquée au cours de la même opération. Les conditions de cicatrisation sont jugées défavorables (occlusion, infection par abcès ou péritonite…) Il est donc établi une colostomie temporaire pour deux à trois mois.
Ils sont peu fréquents. Les pertes sanguines sont habituellement limitées, bien qu’une anémie puisse parfois nécessiter une transfusion ou une préparation préalable par EPO et régime enrichi en fer. Le risque principal reste le défaut de cicatrisation de l’anastomose, appelé fistule, complication potentiellement sérieuse pouvant conduire à une réintervention. S’y ajoutent les complications communes à toute chirurgie abdominale : abcès de paroi, infections pulmonaires ou urinaires, complications cardiovasculaires. En post-opératoire immédiat, la résection colique peut entraîner une augmentation de la fréquence des selles et une accélération du transit, effets le plus souvent transitoires, facilement corrigés par un traitement médical adapté.

